SPECIAL SERVICE PUBLIC D’ORIENTATION

vendredi 1er septembre 2006

A l’heure où l’on s’interroge sur l’avenir des jeunes suite à la crise des banlieues et au mouvement contre la Loi sur l’Egalité des Chances (dont le CPE n’était qu’un des éléments néfastes), les services d’orientation sont devenus la cible privilégiée permettant d’éviter le débat de fond relatif aux dysfonctionnements du système éducatif.

Le gouvernement et même le président de la république nous annoncent alors la création d’un service public d’orientation. Incompétence ou provocation ? Messieurs Chirac et Villepin ne sont-ils pas au courant qu’un tel service existe déjà ? Ou cherchent-ils à le discréditer car trop dérangeant ? (quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage)...

Le service public d’orientation existe bel et bien et est malmené depuis des années ; il est devenu une cible privilégiée des restrictions budgétaires qui touchent l’ensemble du service public d’éducation :
- 50 postes supprimés en 2005,
- baisse continue des recrutements (divisés par 5 depuis 2003 : 259 en 2003, 150 en 2004, 136 en 2005, 55 en 2006) et qui atteignent cette année un niveau catastrophique au regard du nombre de départs en retraite (estimés à 300 par an à partir de 2006, la moitié de la profession ayant plus de 50 ans),
- fermeture de CIO,
- baisse des budgets de fonctionnement des CIO d’état et pour les CIO départementaux, même s’ils semblent mieux lotis, menace de désengagement de certains conseils généraux,
- baisse des frais de déplacement.

Les conditions de travail ne cessent de se dégrader, les moyens manquent, ce qui ne permet plus d’assurer un service public de qualité alors que parallèlement, on assiste à une montée en puissance d’officines privées.

Ainsi, la stratégie est claire : c’est la disparition programmée des COP et des services d’orientation tels qu’ils existent actuellement.

Les présidents de régions ayant déjà la compétence du schéma régional de formation revendiquent celle de l’orientation pour une meilleure prise en compte du tissu économique local. Ce sont donc bien les mêmes enjeux contre lesquels nous avions lutté en 2003 qui reviennent : ne pas devenir des « prospecteurs placiers » mais maintenir notre rôle en toute indépendance et autonomie réellement au service des usagers.

Dans les discours actuels, la problématique de l’orientation est réduite à des questions d’information et d’insertion.

Sites, forums, salons des professions se multiplient alors que le problème n’est pas la quantité ou l’accès à l’information mais sa fiabilité, le fait pour un jeune de savoir la décrypter et se l’approprier, rôle qu’assurent les COP grâce à leur autonomie et leur indépendance.

Et réduire l’orientation à des questions d’insertion permet le transfert des compétences aux régions, la création d’un guichet unique (ANPE, Mission Locale, PAIO...) avec des missions de type bureau de placement. Encore une fois, les économies budgétaires pèsent bien plus que l’intérêt des jeunes ! ! !

Il est urgent de réagir pour défendre notre métier, nos missions actuelles et un service public d’orientation digne de ce nom, dans l’éducation nationale

Commission orientation de la Fédération des syndicats Sud Education

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