Il est temps : 19 mars, ensemble, début d’une lutte prolongée

vendredi 13 mars 2009
mis à jour dimanche 22 mars 2009

2,5 millions de personnes dans les rues le 29 janvier, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, les lycéens, les universités (personnels et étudiants), les désobéisseurs dans l’Éducation nationale, la multiplication des conflits dans les entreprises privées, sans oublier les nombreuses luttes avec les sans papiers, les sans logis, etc.

La coupe est pleine. Partout des femmes et des hommes osent lutter, vivent et construisent des solidarités au grand dam du gouvernement et du Medef qui nous veulent divisés, atomisés.

Dans l’Éducation nationale nous ne pouvons plus accepter la multiplication des « réformes » qui convergent toutes vers un seul but : la marchandisation de l’école et des personnes qui y travaillent (élèves et personnels), et par là même l’abandon de toute ambition émancipatrice pour l’école.

Il n’est plus temps de tergiverser, de temporiser, d’attendre des réactions du président ou de son gouvernement.

Nous connaissons leur réponse : le mépris.

Ils disent ce qu’ils veulent faire : continuer leurs « réformes », c’est à dire détruire les services publics (santé, éducation, poste, etc), le droit du travail, la protection sociale, précariser l’ensemble de la population active, ainsi que les étudiants, afin de nous soumettre toutes et tous à l’insatiable soif de profits des actionnaires.

Ils se cachent derrière la crise pour continuer leur entreprise de démolition sociale.

Ils exécutent fidèlement le programme de guerre sociale initié par le Medef.

Nous ne sommes pas dupes leur stratégie de « saucissonnage » des dossiers, de leurs pseudos négociations dans les salons du pouvoir destinées à diviser et affaiblir notre mouvement.

Nous ne pouvons plus croire que les reports des réformes soient autre chose qu’une stratégie pour éteindre les luttes sans renoncer au but initial de ces réformes : la diminution du nombre des fonctionnaires et la privatisation du système scolaire.

Il n’est plus temps d’égrener tous les deux mois une journée d’action qui casse toute dynamique, décourage les personnels et fait le jeu du gouvernement.

Il n’est plus temps d’agir séparément, entreprise après entreprise, secteur d’activité après secteur d’activité.

Il est temps, comme le dit le LKP (Union contre la pwofitasyon) en Guadeloupe, de nous organiser, de nous unir partout pour créer des réseaux de lutte, de solidarité, de création et de conscientisation.

Il est temps de faire du 19 mars le début d’une lutte prolongée.

Réunissons des assemblées générales des salariés, des usagers, des chômeurs, ... pour organiser la grève reconductible, pour construire la convergence des luttes éparses, pour bâtir la solidarité intercatégorielle et interprofessionnelle.

N’arrêtons pas nos regards au 19 mars.

Déjà le 24 mars nous serons dans la rue pour défendre l’enseignement professionnel et les universités.

La violence sociale qu’exerce le gouvernement et le Medef sur l’immense majorité de la population ne peut rester sans réponse à sa hauteur.

Lutter c’est vivre.

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