Communiqué de presse de l’APSES du 27 novembre 2008 : Les SES dans la seconde Darcos : incohérence ou assassinat programmé ?

vendredi 28 novembre 2008

L’APSES a pris connaissance avec consternation des dispositions concernant l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales transmises le 25 novembre au groupe d’experts chargés d’adapter le programme de seconde à la semestrialisation.

Ainsi, un élève souhaitant se réorienter à l’issue du premier semestre ne pourra pas faire le module 1 de SES qui ne sera pas offert au second semestre. Mais un élève n’ayant pas suivi le module 1 pourra suivre le module 2. La part des SES déjà limitée se trouve donc encore réduite. Quant à la cohérence pédagogique, que dire d’un projet où le module 2 ne suit pas le module 1 ? Si la situation n’était pas si dramatique, elle pourrait donner à sourire en laissant penser qu’on est plus proche d’un gag de music-hall que d’un projet de formation.

On apprend également que les modules d’exploration ne feront pas l’objet d’une évaluation notée comme les autres. De marginale, la discipline devient ainsi exotique !

Enfin, les TD disparaissent. Le projet de formation aux méthodes, notamment celles utilisant les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) ou celles de l’enquête en sciences sociales, est totalement sabordé. Une fois de plus l’investissement dans la formation est sacrifié sur l’autel de la réduction de la dépense publique. Ces informations éclairent la réforme d’un jour particulièrement négatif, ce qui a poussé plusieurs membres du groupe d’experts, dont Renaud Chartoire, co-secrétaire général de l’APSES, à annoncer qu’ils ne siègeraient plus dans ce groupe si le ministère ne revenait pas sur ses annonces concernant les conditions dans lesquelles l’enseignement de SES serait proposé en classe de seconde.

Contrairement aux préconisations du rapport Guesnerie présenté pourtant comme la référence par le Ministère, l’enseignement de SES se retrouve complètement marginalisé et dénaturé alors qu’un sondage TNS Sofres paru en novembre révèle que 85 % des Français souhaitent une généralisation de l’initiation à l’économie dès le secondaire. La seconde était présentée comme une classe d’orientation. Mais comment les élèves pourront-ils construire un projet d’orientation alors que l’une des disciplines essentielles de l’un des parcours se trouve dotée d’une structure incohérente et d’objectifs à l’avenant ? Ceci est d’autant plus grave que la discipline n’est pas présente au collège. Les possibilités offertes par la semestrialisation ne sont donc pas utilisées et la fameuse flexibilité offerte aux élèves se réduit à très peu de choses.

La marginalisation des SES dénoncée par l’APSES éclate donc au grand jour et les déclarations lénifiantes distillées par le Ministère pour démobiliser les enseignants ne peuvent plus dissimuler l’opération de déstabilisation qui est conduite contre cette discipline.

En l’état, cette réforme est inacceptable. L’APSES mettra tout en oeuvre pour amener le Ministre de l’Education nationale à revoir sa copie. L’objectif de l’APSES est de donner à la formation économique et sociale la place qu’elle mérite aujourd’hui au lycée en obtenant son intégration dans les enseignements obligatoires de la nouvelle seconde .

Elle appelle tous les acteurs de l’éducation qui se sont déjà engagés à ses côtés (FIDL, UNL, UNEF, CGT-Education, SGEN, SNALC, SNES, Sud-Education, plus de 11 000 signataires à ce jour de son Appel ainsi que l’AFSE, l’AFS, l’ASES, l’AFSP, l’APKHSES et l’APHEC, signataires de la Déclaration de Lyon) à se joindre à la manifestation nationale des professeurs de SES organisée le mercredi 3 décembre à Paris à 13h Place de la Madeleine.

— - Contact Président : Sylvain DAVID sylvain.david3@free.fr 06-75-81-40-37

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